Réflexion sur l’utilisation de Twitter lors du colloque génération C
30 octobre 2009 par Philippe AubéLors du Colloque Génération C présenté au Centre des congrès de Québec les 20 et 21 octobre dernier, nous avons utilisé Twitter comme moyen de communication. Plus de 200 « twitteux » ont participé aux échanges y allant de commentaires et de questions. Lors des conférences principales, les messages (« tweets ») étaient affichés sur trois écrans simultanément. Voici mes observations sur l’utilisation de Twitter lors du colloque :
Liberté d’expression
D’abord, mentionnons que les messages étaient automatiquement affichés à l’écran sans censure, laissant les intervenants libres d’écrire ce qu’ils voulaient. Je ne crois pas qu’il y ait eu de commentaires désobligeants, mais il est évident que nous courrions un risque en offrant une liberté d’expression sans limites aux participants.
Absence de directives
Non seulement les participants pouvaient écrire ce qu’ils voulaient, aucune directives n’avaient été soumises. Ainsi, des messages étaient difficiles à comprendre lorsqu’ils étaient sortis de leur contexte. Par exemple, lorsque certains répondaient à d’autres participants, il était difficile de suivre le fil de la discussion. De plus, les messages n’étaient pas classés selon l’intention de l’auteur. Par exemple, des messages étaient simplement des commentaires, alors que d’autres étaient des questions pour le conférencier. En fait, la seule directive qui avait été donnée était d’utiliser le « hashtag » #genc, ce qui permettait d’afficher à l’écran seulement les messages en lien avec le sujet qui nous intéressait.
Participation des conférenciers
Bien que la scène était entourée d’écrans, les animateurs et les conférenciers ont peu repris les messages affichés. Pour eux également, cette expérience était nouvelle et ils n’ont pas nécessairement eu l’occasion de penser à une stratégie pour exploiter la communication sur Twitter.
Participants non présents sur place
Je suis vraiment surpris de constater l’intérêt suscité auprès de « twitteux » qui n’étaient pas présents au colloque. Certains ont suivi les activités sur Twitter et ont même échangé avec des participants. D’ailleurs, un de ceux qui a le plus « twitté », Jacques Cool, n’était pas au colloque!
Présentation des « twitteux »
J’ai bien aimé que Michel Dumais demande à des utilisateurs de Twitter de s’identifier lors de l’activité d’amorce le deuxième matin. Il aurait été intéressant de donner un rendez-vous aux utilisateurs dès le début du colloque simplement pour socialiser.
En conclusion, nous avons réalisé une expérience très intéressante. L’absence de règles a fait en sorte que les participants ont pu s’exprimer librement. Toutefois, il aurait été intéressant de mieux outiller les conférenciers pour qu’ils puissent interagir avec les utilisateurs de Twitter. Lors d’une prochaine activité, ce serait encore plus dynamique de voir un conférencier commenter les observations sur Twitter et répondre aux questions posées via cet outil. Ce fut une belle expérience, la prochaine sera probablement encore mieux!