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Archive pour 21 octobre 2009

Retour sur la deuxième journée : Conférence de Jennifer Okimoto – “Meilleures pratiques de gestion à l’ère de la Génération C”

21 octobre 2009 par Annie Couture

Jennifer Okimoto explore la question des comportements de la Génération C en milieu de travail : sont-ils très différents? Qu’est-ce qui provoque tout le battage autour de cette cohorte en particulier?

Le  battage qui se fait autour de la GenC provient tout simplement du fait qu’on essaie de les comprendre… mais il faut être attentif au fait que la discussion autour des nouvelles technologies vient souvent mettre de la confusion dans de la conversation autour des générations.  Il faut aussi faire la différence entre les comportements qui viennent tout simplement avec le fait d’être jeune, et les comportements qu’on attribue à la GenC. 

Cela dit, la génération C peut effectivement avoir certaines différences lorsqu’il s’agit de milieu de travail: ces jeunes ont plus d’attentes en termes de coaching, d’apprentissage et de feedback que les générations précédentes; leurs présupposés en termes de ce qui est acceptable ou non au travail ne sont pas les mêmes; enfin, ils peuvent ne pas posséder certaines clés et références communes aux générations plus âgées, ce qui peut affecter leur compréhension complète de ce qui se dit et de ce qui se fait.

D’autre part, la technologie apporte certains changements notables dans le milieu de travail : le Web et les nouvelles technologies permettent aux gens de collaborer, de se connecter et de travailler de manière nouvelle.  Cependant, les jeunes ne sont pas nécessairement les premiers à désirer et à s’approprier les TIC. Ils sont, par contre, souvent plus habiles que les plus âgés : ils s’en servent plus naturellement.  Toute la question de la collaboration et de l’utilisation des TIC n’est donc pas une question de génération, mais bien une question d’habiletés.

Mme Okimoto revient, en dernier lieu, sur l’importance de l’ouverture à la différence.  Souvent, les comportements constatés ne sont ni bien ni mauvais : ils sont tout simplement différents.  Il faut être ouvert à la différence, aux forces et aux faiblesses de chacun, et savoir apprendre des autres.

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Retour sur la première journée : Atelier Consommation

21 octobre 2009 par Annie Couture

Invités : Michelle Blanc et Justin Kingsley
Animateur : Sylvain Sénécal

L’atelier porte sur la manière dont les jeunes s’approprient les médias sociaux, sur les raisons qui les poussent à les utiliser, et sur les impacts des médias sociaux sur la consommation.

D’après Kingsley, les réseaux sociaux ne sont que des outils nouveaux qui permettent de faire les mêmes vieilles activités que l’humanité a toujours faites : communiquer, échanger, réseauter, faire du bouche-à-oreille.  Mais alors, qu’est-ce qui a changé?  Premièrement, l’ampleur des réseaux, l’accès immédiat à l’information, mais aussi  la vitesse à laquelle se font les échanges.

Il ne faut donc pas se méprendre entre l’outil et le message.  Il faut d’abord trouver une bonne idée qui sera ensuite supportée par l’outil.  Internet peut par contre avoir un effet appréciable sur la qualité des produits, dans la mesure où le consommateur peut désormais co-créer avec l’entreprise et donner un retour très intéressant.

D’après Mme Blanc, les jeunes utilisent les technologies beaucoup plus intensivement, et de manière beaucoup plus créative que leurs aînés.  Ils sont différents dans leurs modes d’utilisation : ils préfèrent le numérique, ils valorisent la conversation et la collaboration.  De plus, les médias sociaux répondraient à un besoin d’accomplissement personnel.  Les jeunes sont habitués à l’ère numérique, et les entreprises, doivent faire avec, c’est impératif : il faut apprendre à écouter le jeune consommateur qui s’exprime à propos du produit et faire pour le mieux avec cette nouvelle ouverture.

Les invités ont donc pu nous ramener aux bases, qui s’appliquent toujours, et spécialement dans le cas des médias sociaux : écouter le client, comprendre ses besoins, et axer les communications sur ces fondements.  On a également pu découvrir les avantages de la communication à deux sens via les médias sociaux.

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Retour sur la première journée : Atelier Travail

21 octobre 2009 par Youni Shabah

L’atelier « volet travail » dans le cadre de la première journée du colloque Génération C a notamment permis d’adresser plusieurs enjeux relativement aux bénéfices liés à l’exploitation intelligente des TI par les organisations pour attirer, fidéliser et motiver leurs jeunes employés ainsi que les attentes que crée le Web chez les futurs travailleurs et les jeunes recrues sur le plan de l’organisation du travail.

Pour explorer ce thème, trois panélistes de différents milieux étaient invités à exposer ces nouveaux enjeux soit Francis Baillet, vice-président ressources humaines chez Ubisoft divertissements, Carl-Frédéric De Celles, président et conseiller stratégique d’iXmedia et Jérôme Thibaudeau, directeur des communications au ministère des Finances au Québec.

Ce qu’on retient particulièrement…

Les intervenants ont notamment souligné les avantages d’une utilisation intelligente des technologies pour favoriser le recrutement de la « génération C ». En somme, les technologies sont un moyen et non une fin en soi; les organisations doivent y aller de façon réfléchie et prudente, ce qui implique de bien comprendre les nouveaux outils et applications issus des nouvelles technologies du Web, leurs différences et complémentarité par rapport aux moyens plus traditionnels ainsi que la valeur d’usage de ces nouvelles applications. Bien souvent, l’enjeu est organisationnel et managérial plus que technologique…

En matière de rétention des employés, les technologies doivent faire partie d’une stratégie de relève et doivent permettre d’accroître la capacité de l’organisation d’où l’avantage des outils interactifs d’apprentissage et de formation (ex. capture vidéo d’expert qui intervient dans un domaine précis, évaluation de l’apprentissage en ligne, etc).

Enfin, qu’en est-il de la performance et de la productivité au travail? Cette génération préemptive, qui a tendance à faire plusieurs choses en simultané sur le Web, soulève des questions en matière de qualité de travail et de gestion des priorités. Là encore, il s’agit d’une responsabilité partagée de la part de l’employeur et de l’employé qui se traduit par la négociation d’une plus grande liberté dans l’usage des technologies de l’information pour améliorer la performance et stimuler l’innovation.

Atelier animé par Anne Bourhis, professeure agrégée et directrice, Service de l’enseignement de la gestion des ressources humaines à HEC Montréal et directrice scientifique au CEFRIO

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“C” partout!

21 octobre 2009 par Mélanie Ringuette

On jase des “C” ! Après la première journée du colloque “génération C”, plusieurs internautes, blogeurs et journalistes ont partagé impressions et compte-rendus des moments forts de l’événement. En voici quelques exemples :

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Mariotoutdego

Infobourg

Le Devoir

The Gazette

Journal de Québec

Le Soleil

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Retour sur la 1ère journée : Conférence de Danah Boyd ‘Youth Generation Culture : Growing up in an era of Social Media’

21 octobre 2009 par Annie Couture

Danah Boyd nous présente un aperçu de la manière dont les jeunes s’approprient les médias sociaux.  Elle divise les résultats de ses observations en cinq sections…

… Sur la façon dont les jeunes utilisent les médias sociaux.  Par exemple, ils camouflent souvent leur identité de manière évidente sur leurs profils de réseaux sociaux par mesure de sécurité. 

… Sur les raisons pour lesquelles les GenC s’engagent dans les médias sociaux.  Les médias sociaux peuvent devenir une alternative à la présence physique.  Les jeunes ont besoin de socialiser, d’être là où sont leurs amis.  Le média social est le lieu de rassemblement, là où le GenC peut traîner,  à défaut d’être physiquement présent.

… Sur le fait que les jeunes développent un comportement propre aux médias sociaux.  Par exemple, le jeune sait vivre avec le fait que ses interventions en ligne, ou l’information qu’il y dépose, peuvent être répliquées à l’infini et persister dans la mémoire collective très longtemps.  Les jeunes apprennent à développer des stratégies pour vivre avec ces caractéristiques de l’environnement en ligne.

… Sur la façon dont les jeunes apprennent et, plus spécifiquement, s’approprient les compétences sociales via les médias sociaux.

… Sur le fait que les médias sociaux ont un impact sur la manière dont les jeunes agissent en société.  Par exemple, alors que la société exclut les jeunes de la vie citoyenne de facto (ils ne peuvent pas voter), ces derniers s’engageront politiquement via les médias sociaux, qui leur redonnent une voix et leur permettent d’exprimer leur opinion.

Danah Boyd offre un regard pénétrant et très éclairant sur la manière dont les jeunes s’approprient les technologies afin de servir leurs besoins.  Ils savent les adapter à leur situation propre, parfois avec beaucoup de créativité.

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