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Archive pour la catégorie ‘adultes’

Le Kindle, vous connaissez?

27 avril 2010 par Isabelle Roy

Kindle. Source : wikipedia

On entend souvent dire que les jeunes raffolent des nouveautés technologiques. Et pour cause! Dans un monde où les innovations abondent, ils sont souvent les premiers à s’intéresser aux nouvelles créations et à s’approprier les différents gadgets technos sur le marché. Depuis peu, les inconditionnels de la lecture ont à leur disposition un appareil qui entend révolutionner le monde du livre; le Kindle.

Le Kindle est un lecteur de livre électronique commercialisé par Amazon.com.  Créé par Jeff Bezos en 2007, le gadget électronique est disponible depuis 2009 dans une centaine de pays. L’appareil permet de se connecter à l’Internet pour télécharger du contenu (livres, journaux, magazines, etc.) via le site Web d’Amazon. 

Plus mince et léger qu’un livre traditionnel, l’appareil offre de nombreux avantages. D’abord, contrairement aux écrans LCD, l’écran à encre numérique assure un confort de lecture. Comme pour un livre, il permet de lire aisément en plein soleil et nécessite un éclairage en soirée. Le lecteur conserve donc ses réflexes de lecture habituels.

Un réseau gratuit, un dictionnaire intégré, des grandeurs de textes ajustables, un lecteur de PDF, 7 jours d’autonomie de batterie, des échantillons de livres gratuits et une large sélection de livres (500 000 environ) ne sont que quelques-unes des particularités de ce gadget moderne.

La facilité avec laquelle le consommateur peut garnir sa bibliothèque est par ailleurs assez surprenante. Un simple accès sans fil permet le téléchargement de milliers de documents, dont la plupart des ouvrages se téléchargent en à peine une minute! Avec une capacité de stockage de près de 1500 livres, il vous serait possible, avec votre Kindle, de vous déplacer avec votre entière bibliothèque, mais en transportant le poids d’un simple magazine. Vous pourrez donc dire adieu au sac à dos volumineux!

Et puis, il y a les économies. Les livres sont évidemment vendus moins cher, ce qui permet au lecteur d’épargner en moyenne 60% sur les prix en librairie. Par contre, ce dernier devra débourser près de 300$ pour l’acquisition de l’outil de lecture, et il lui sera impossible de revendre ses livres usagés!

Somme toute, il s’agit d’un appareil intéressant qui révolutionne la dynamique de lecture, tout en offrant de nombreuses possibilités d’usage. L’application dans le domaine de l’éducation  sera abordé dans notre prochain billet.
 
Connaissant l’attraction des jeunes pour les gadgets techno, le Kindle serait-il en voie de devenir le livre préféré de la génération C?

Pour de plus amples informations sur le Kindle :

http://www.amazon.com/kindle

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amazon_Kindle

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L’action citoyenne perdue dans le cyberespace?

29 mars 2010 par Philippe Aubé

L’utilisation d’Internet par les jeunes de tous les niveaux scolaires a fait un bond surprenant au cours des dernières décennies. Cette croissance spectaculaire est attribuable à une série de facteurs; la connexion des écoles publiques à la Toile depuis 1999, l’accessibilité des outils informatiques à la maison, une connexion Internet de plus en plus rapide et l’avènement des téléphones mobiles intelligents et autres gadgets techno.

De nos jours, une proportion non négligeable des enfants, adolescents et jeunes adultes sont devenus de grands utilisateurs d’Internet. Le tiers des 12-24 ans y consacrent d’ailleurs plus de 20 heures par semaine. L’usage qu’ils en font est des plus diversifiés : recherche d’information pour usage personnel ou pour les travaux scolaires, envoi de courriels, visite de réseaux sociaux, téléchargement de vidéos et de musique, clavardage, transactions bancaires, etc. En bref,  plusieurs jeunes créent et collaborent sur le Web, mais la plupart d’entre eux s’en servent d’abord et avant tout pour communiquer.

Si on demandait aux jeunes comment Internet a changé leur vie,  fort est à parier qu’ils ne sauraient quoi répondre. À l’opposé des générations précédentes, Internet fait partie intégrante de leur vie quotidienne. Ils évoluent depuis leur enfance dans un milieu où la technologie est accessible et omniprésente. Mais pour eux, la ligne est-elle toujours claire entre le monde réel et le cyberespace?

Le cyberespace est devenu un espace social. C’est souvent à cet endroit que les jeunes se rendent pour socialiser et rester en contact. Bien entendu, les sites de réseautages offrent l’avantage de rassembler les gens de tous les horizons, de tous les intérêts. Des sites comme Facebook offrent également la possibilité à ses utilisateurs d’embrasser une cause, de créer une page et de recruter des participants engagés. Plusieurs le font, et le taux de réponse est parfois surprenant. Il est assurément facile de supporter une cause en cliquant simplement sur « oui, j’accepte ». Mais concrètement, sur le terrain, que se passe-t-il? Est-ce que cet engagement virtuel dépasse les limites d’Internet?

Avec des jeunes qui consacrent autant de temps au Web, nous sommes en droit de nous demander ce qu’il advient de leur implication sociale. Il semble que nous sommes maintenant loin des grands débats, des mouvements étudiants contestataires, de la désobéissance civile pour démontrer l’appui à une cause. Serions-nous tout simplement passés à une autre ère? L’avenir de l’implication sociale se trouve-t-elle sur la Toile? Même si les grands utilisateurs d’Internet demeurent les plus impliqués, force est de constater que la plupart des « C » ne donnent pas leur opinion sur les enjeux sociopolitiques, et ne font pas plus via le Web. Mais qu’en est-il de leurs aînés? Sont-ils un réel modèle d’implication sociale?

Quand vient le temps de passer aux urnes, la moitié des jeunes adultes (18 à 24 ans) ne votent pas chaque fois qu’ils en auraient l’occasion. Pourtant, ils avouent qu’ils le feraient volontiers si le bulletin de vote se trouvait à un simple clic. 72 % d’entre eux voteraient plus souvent s’ils pouvaient le faire en ligne. Avec un taux de participation général d’environ 60 % aux dernières élections provinciales, tout porte à croire que le vote électronique pourrait constituer une piste de solution intéressante pour favoriser l’électorat.

Les jeunes l’admettent; ils s’impliquent peu, ou pas. Dans une société moderne souvent qualifiée d’individualiste, l’implication sociale, bien que considérée comme importante, vient bien au bas de la liste des priorités pour certains. L’étude sur la génération C relève que plus de 50 % des 12 à 24 ans ne s’implique pas civiquement. Même si certains le font -par plaisir ou par obligation- il semble que les jeunes soient tout simplement moins enclins que leurs aînés à s’impliquer socialement. Pourtant, ils ont à leur portée une multitude d’outils qui leur permettraient de devenir des véritables  moteurs de transformations. Préfèreraient-ils carrément le rôle de spectateur à celui d’acteur?

Quelles adaptations seront-elles nécessaires pour transformer ces jeunes citoyens virtuels en personnes engagées dans leur milieu? Ou devons-nous simplement l’admettre; l’intérêt pour l’implication sociale augmente naturellement avec l’âge?

Aux jeunes, à vous la parole!

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Ainés et TI – la génération C à la rescousse ?

12 mars 2010 par Isabelle Roy

Un monde technologique sépare les jeunes de nos ainés. Bien que quelques-uns de ces derniers soient familiers avec l’usage des TI, plusieurs estiment que nos séniors considèrent l’usage d’Internet et des outils informatiques trop compliqué, inutile ou hors de leur portée.

Pourtant, l’autonomie de nos séniors pourrait bien passer par l’utilisation d’Internet. Enfin, c’est ce que croit un groupe communautaire de Belgique, qui a créé le projet « Cyberterrasse », visant à « former gratuitement les personnes âgées, handicapées ou hospitalisées aux techniques informatiques et à Internet. »

Il s’agit là d’une initiative des plus stimulantes pour les ainés, et un projet qui pourrait facilement être transposé ici au Québec. Nos « C » ne pourraient-ils pas intervenir et se convertir en moteurs de changement ?

Les jeunes ont démontré un très grand intérêt pour les TI. En effet, ils sont nombreux à posséder ordinateurs, cellulaires, lecteurs MP3 et autres dispositifs électroniques. La quasi totalité d’entre eux utilise Internet; plus de 20 heures par semaine pour le tiers des 12 24 ans.

Puisque l’utilisation des TI leur plaît tant, pourquoi les jeunes ne pourraient-ils pas participer à la démystification des nouvelles technologies auprès de nos ainés ? Ne s’agirait-il pas là d’une utilisation plus honorable que la sempiternelle mise à jour de leur site Facebook ? Et puis, cela permettrait peut-être à nos jeunes de sortir un peu de leur bulle, parfois très hermétique.

N’est-ce pas là une fabuleuse occasion de créer des liens entre deux générations que tout, du moins au plan de l’utilisation des TI, semble vouloir séparer ? Cette initiative, si elle prenait forme à grande échelle, pourrait facilement s’intégrer dans le volet communautaire de programmes scolaires de niveau secondaire ou collégial.

Dans notre monde   que certains qualifient de « chacun pour soi »   imaginons, pour un moment, voir nos jeunes démontrer de l’altruisme et de l’humanité envers nos ainés, en leur tendant la main.

Cette collaboration active pourrait minimiser le fossé qui sépare les deux générations et notre société pourrait assister à un véritable rapprochement des « A » et des « C ».

Est-ce là une utopie ? En attendant, permettez-nous d’en rêver…

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Ah les jeunes…

27 septembre 2009 par Félix Gingras Genest

…ils ne sont pas informés et inactifs dans la société! Peu connaissants, même. Ils ne s’intéressent pas aux enjeux et à l’actualité. Ils parlent mal et maganent leur français.

Ernesto Che Guevara a dit « un pueblo que no sabe leer ni escribir es un pueblo fácilmente manipulable », ce qui veut dire, dans mon livre à moi, qu’un peuple éduqué et savant est un peuple fort.

Les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain, ça on se le répète éperdument de la Chambre d’Assemblée jusque sur le Web. Mais est-ce vrai que les jeunes sont si mauvais citoyens, qu’ils sont peu connaissants en général, qu’ils ne s’intéressent pas à l’actualité et qu’ils sont désintéressés de leur langue?

Voyons cela.

Rappelons que plusieurs théories, dont celle qui sera défendue par Marie-Éva de Villers ce lundi à la radio de Radio-Canada à l’émission Ados-Radio dès 19 h 30, affirment qu’il est faux de croire que les jeunes maganent plus le français que leurs parents au même âge.

De plus, même si je sais qu’il est très troll de dire ça comme ça, je soutiens que je suis plus « citoyen actif » que 60 % des Québécois adultes. Rappelons notamment que le taux de participation aux dernières élections provinciales : 57,3 %.

Mon prof d’histoire, en début d’année, nous annonçait qu’on ferait un peu d’actualité à chaque début de cours. Cool. Mais comment il nous disait ça, c’était comme si personne dans la classe ne lisait le journal, comme si personne ne savait ce qui s’était passé dans les dernières semaines ailleurs que dans nos ptites vies à chacun. Personnellement je l’ai pris avec des sourcils froncés… car je sais pertinemment que comment ça a été dit ça ne reflète pas la réalité. Note : il est bien gentil quand-même, mon prof ;-)

En général, de toute façon, c’est toujours la même chose : ce n’est pas *tous* les individus de la génération de mon père qui aimait le rock, ce n’est pas *toutes* les personnes des années 1950 qui n’avaient jamais vu un ordinateur de leur vie, et c’est encore moins *tout* le monde dans la génération C qui fait partie du stéréotype énoncé dans le haut de cette note. Dire ça, et on sait que plusieurs le pensent vraiment, c’est de généraliser. Ce qu’il ne faut absolument pas faire, peu importe l’époque ou le lieux qu’on décrit.

Mais là reste à voir les connaissances. C’est ce que je propose de voir. J’ai interrogé quatre personnes d’un même milieu, la maison des jeunes de mon quartier. Deux jeunes, deux adultes.

La personne #1 est animatrice-intervenante et ne vie à Québec que depuis quelques mois. La personne #2 est une jeune de 15 ans. La personne #3 est stagiaire en travail social. La personne #4, finalement, a 14 ans.

Dans le monde, que ce soit aujourd’hui ou plus loin dans notre histoire, il y a des gens qui sont influents ou qui ont accompli de grandes choses. J’en ai identifié onze, vite comme ça, et j’ai demandé à ces quatre personnes de me dire qui ils étaient. Voyez les résultats :

Personne #1

Personne #2

Personne #3

Personne #4

Stephen Harper oui! oui! oui! oui!
Gérald Tremblay non! oui! non! oui!
Andrée Boucher non! oui! oui! oui!
Régis Labeaume oui! oui! oui! oui!
Jack Layton oui! oui! non! non!
Ban Ki-moon non! non! non! non!
Dmitri Medvedev non! non! non! non!
Dalaï-lama non! oui! non! non!
Harvey Milk non! oui! non! non!
Alexandre Mackenzie non! non! non! non!
Louis Riel non! oui! non! non!

SCORE (sur 11)

3

8

3

4

SCORE (sur 100)

27

73

27

36

On remarque une chose : les jeunes ont eu des meilleurs scores. Ces observation aurait très bien pu être différente, je crois, dépendamment si j’avais testé ma maisonnée ou des gens à l’école.

On remarque que juste la personne #2 a eu plus de 50 %. L’autre jeune, autant que les deux adultes, ont eu un gros flop. Hypothèse : une majorité de la société est peu informée et peu savante en général. Je crois en cette hypothèse. C’est con, hein? Mais oui, je suis déçu des Québécois et des Canadiens sur ce point.

Expliquez-moi en clair comment fonctionne le parlement. Le Québec fait-il constitutionnellement partie du Canada? Qui ont été les cinq derniers premiers-ministres du Québec? du Canada? Combien y a-t-il de personnes au Canada?… Celle là je peux accepter que certaines personnes ne puissent pas répondre, quoi que si c’est votre cas sachez que moi, à 15 ans, je sais ça.

Mais regardez bien ces deux vidéos. C’est l’humoriste Guy Nantel qui part dans les rues du Québec et qui interroge DU VRAI MONDE sans trucage aucun.

À pleurer. C’est sûr, que ça c’est l’extrême. C’est sûr qu’il en a coupé des bons au montage. Mais ces gens-là existent quand-même. Et si on recule les exigences juste un peu, en dessous de l’extrême présenté dans les vidéos, c’est là que le bassin se trouve. Le Québec, une société molle, politiquement endormie, peu informée, peu impliquée? Cela changera-t-il avec la Génération C? Est-ce que je fais complètement fausse route dans mon point de vue?

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