Votre intérêt marqué pour l’enquête sur la génération C et votre participation aux échanges qui ont suivi ont contribué au succès de l’ensemble du projet. Ce blogue est maintenant inactif, mais rassurez-vous, il demeurera accessible à des fins de consultation. Les nouvelles concernant le projet génération C seront désormais publiées sur le blogue du CEFRIO.
Toutefois, la réflexion et les discussions autour du thème de la génération C se poursuivent au CEFRIO, comme le démontre la parution d’une série de fascicules visant à accompagner les organisations dans l’adaptation de leurs pratiques en réponse aux défis que pose l’arrivée de la génération C. Nous vous invitons à consulter dès maintenant le premier fascicule, qui traite des « C » en tant que citoyens.
Il y a déjà près d’un an, le CEFRIO organisait un colloque et publiait un rapport concernant les défis qui attendent les organisations avec l’arrivée des jeunes de la génération C. Le CEFRIO a remarqué un vif intérêt de la part de ses partenaires et de ses membres à l’égard de ce sujet, comme en font foi les visites sur le blogue génération C, les téléchargements du rapport sur son site et les nombreuses demandes de conférences.
Pour aller plus loin sur le sujet, et pour répondre à la demande, le CEFRIO proposera à ses membres et partenaires une série de quatre fascicules thématiques sur la génération C. Le premier numéro, consacré au jeune consommateur, devrait paraître en décembre 2010. Suivront ensuite dans l’ordre, de janvier à mars 2011, les thématiques du jeune étudiant, du jeune travailleur et du jeune citoyen.
Chaque fascicule, d’environ 16 pages, résumera les résultats de l’enquête sur la génération C, en plus de présenter des cas de bonnes pratiques et de suggérer des conseils pour adapter ses pratiques afin de favoriser une meilleure relation avec les jeunes dans les contextes de l’éducation, de la consommation, du travail et de la participation citoyenne.
Vous pouvez rester informés des dates de parution sur le blogue du CEFRIO.
Les 2, 3 et 4 juin, je participais au 30e colloque annuel de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) organisé par le Cégep de Sherbrooke. J’ai été très heureux de constater que les gens du réseau collégial sont intéressés et préoccupés par les jeunes de la génération C. Ils étaient en effet plus de 270 à ma conférence! Évidemment, les gens des collèges se préoccupent beaucoup de cette nouvelle génération, d’autant plus qu’ils accueilleront, à l’automne 2010, les premiers étudiants issus de la réforme au secondaire.
J’ai profité de mon passage à Sherbrooke pour assister à des présentations très intéressantes. Vous aurez deviné que j’ai volontairement choisi des ateliers ayant pour thématique les nouvelles clientèles.
D’abord, Osmose. Le Cegep@distance offre à ses étudiants un réseau social pour briser l’isolement tout en conservant la liberté et la flexibilité de la formation à distance. Les résultats d’une recherche sur l’utilisation de cet outil devraient être disponibles sous peu. Le lien suivant affiche une vidéo présentant Osmose. http://www.youtube.com/watch?v=XgkG95DRth4
Ensuite, Digital natives in the classroom : exploring the information seeking behaviour. Il s’agit d’une recherche réalisée auprès de 800 étudiants au Heritage College de Gatineau visant à mesurer les aptitudes d’utilisation des technologies des jeunes dans un contexte de recherche d’informations.
La recherche a démontré qu’il existe un « digital divide » (on parle de fracture numérique en français) parmi les étudiants qui sont présentement inscrits au niveau collégial. Pour plus de détails concernant la recherche : http://www.editlib.org/p/34455.
Le Groupe Ecobes a présenté les résultats de l’une de ses plus récentes études portant sur les habitudes de vie et les aspirations des jeunes des écoles secondaires. On y apprend, entre autres, que les pratiques d’enseignement les plus efficaces, selon les jeunes, sont les suivantes : attention accordée aux questions et réponses des élèves, leçons structurées, attentes élevées envers ce que les élèves peuvent apprendre, renforcement positif et vérification de la compréhension des élèves. Le rapport est accessible à l’adresse suivante : http://cegepjonquiere.ca/media/ecobes/EtreJeune2008_18Mars09_couleur.pdf.
InukTIC, ça vous dit quelque chose? Il s’agit d’un site Web (http://inuktic.qc.ca/) permettant à un étudiant de compléter un test autodiagnostique portant sur ses habiletés TIC. Une fois le test complété, l’étudiant pourra trouver des ressources en lien avec ses difficultés, s’il le désire. Certains collèges ont d’ailleurs inséré le profil TIC des étudiants du collégial dans leurs programmes d’étude. Pour en savoir plus sur le profil TIC : http://www.profiltic.qc.ca/.
Finalement, j’ai adoré la conférence de clôture de monsieur Henri Boudreault, professeur à l’UQAM. Le conférencier a réalisé une superbe présentation avec une description, on ne peut plus claire, du concept de compétence formé de savoir, de savoir-faire et de savoir-être dans un contexte donné. Cette présentation n’a pas nécessairement de lien avec les jeunes de la génération C, mais elle est porteuse de sens pour ceux qui oeuvrent dans le milieu de l’enseignement. Monsieur Boudreault traitait spécialement du savoir-être (attitude) qui, contrairement à ce que plusieurs pensent, n’est pas inné. Il peut être acquis avant ou pendant la formation, appris par l’exemple, dans un contexte précis, pour y donner sens. On peut voir la présentation d’Henri Boudreault à l’adresse suivante : http://didapro.wordpress.com/2010/06/05/la-pratique-du-savoir-etre-un-defi-didactique/.
Bravo au Cégep de Sherbrooke, à l’AQPC, au comité organisateur et aux bénévoles pour cet événement toujours très attendu. J’ai déjà hâte à l’an prochain pour le 31e colloque qui aura lieu à Lévis.
L’utilisation d’Internet par les jeunes de tous les niveaux scolaires a fait un bond surprenant au cours des dernières décennies. Cette croissance spectaculaire est attribuable à une série de facteurs; la connexion des écoles publiques à la Toile depuis 1999, l’accessibilité des outils informatiques à la maison, une connexion Internet de plus en plus rapide et l’avènement des téléphones mobiles intelligents et autres gadgets techno.
De nos jours, une proportion non négligeable des enfants, adolescents et jeunes adultes sont devenus de grands utilisateurs d’Internet. Le tiers des 12-24 ans y consacrent d’ailleurs plus de 20 heures par semaine. L’usage qu’ils en font est des plus diversifiés : recherche d’information pour usage personnel ou pour les travaux scolaires, envoi de courriels, visite de réseaux sociaux, téléchargement de vidéos et de musique, clavardage, transactions bancaires, etc. En bref, plusieurs jeunes créent et collaborent sur le Web, mais la plupart d’entre eux s’en servent d’abord et avant tout pour communiquer.
Si on demandait aux jeunes comment Internet a changé leur vie, fort est à parier qu’ils ne sauraient quoi répondre. À l’opposé des générations précédentes, Internet fait partie intégrante de leur vie quotidienne. Ils évoluent depuis leur enfance dans un milieu où la technologie est accessible et omniprésente. Mais pour eux, la ligne est-elle toujours claire entre le monde réel et le cyberespace?
Le cyberespace est devenu un espace social. C’est souvent à cet endroit que les jeunes se rendent pour socialiser et rester en contact. Bien entendu, les sites de réseautages offrent l’avantage de rassembler les gens de tous les horizons, de tous les intérêts. Des sites comme Facebook offrent également la possibilité à ses utilisateurs d’embrasser une cause, de créer une page et de recruter des participants engagés. Plusieurs le font, et le taux de réponse est parfois surprenant. Il est assurément facile de supporter une cause en cliquant simplement sur « oui, j’accepte ». Mais concrètement, sur le terrain, que se passe-t-il? Est-ce que cet engagement virtuel dépasse les limites d’Internet?
Avec des jeunes qui consacrent autant de temps au Web, nous sommes en droit de nous demander ce qu’il advient de leur implication sociale. Il semble que nous sommes maintenant loin des grands débats, des mouvements étudiants contestataires, de la désobéissance civile pour démontrer l’appui à une cause. Serions-nous tout simplement passés à une autre ère? L’avenir de l’implication sociale se trouve-t-elle sur la Toile? Même si les grands utilisateurs d’Internet demeurent les plus impliqués, force est de constater que la plupart des « C » ne donnent pas leur opinion sur les enjeux sociopolitiques, et ne font pas plus via le Web. Mais qu’en est-il de leurs aînés? Sont-ils un réel modèle d’implication sociale?
Quand vient le temps de passer aux urnes, la moitié des jeunes adultes (18 à 24 ans) ne votent pas chaque fois qu’ils en auraient l’occasion. Pourtant, ils avouent qu’ils le feraient volontiers si le bulletin de vote se trouvait à un simple clic. 72 % d’entre eux voteraient plus souvent s’ils pouvaient le faire en ligne. Avec un taux de participation général d’environ 60 % aux dernières élections provinciales, tout porte à croire que le vote électronique pourrait constituer une piste de solution intéressante pour favoriser l’électorat.
Les jeunes l’admettent; ils s’impliquent peu, ou pas. Dans une société moderne souvent qualifiée d’individualiste, l’implication sociale, bien que considérée comme importante, vient bien au bas de la liste des priorités pour certains. L’étude sur la génération C relève que plus de 50 % des 12 à 24 ans ne s’implique pas civiquement. Même si certains le font -par plaisir ou par obligation- il semble que les jeunes soient tout simplement moins enclins que leurs aînés à s’impliquer socialement. Pourtant, ils ont à leur portée une multitude d’outils qui leur permettraient de devenir des véritables moteurs de transformations. Préfèreraient-ils carrément le rôle de spectateur à celui d’acteur?
Quelles adaptations seront-elles nécessaires pour transformer ces jeunes citoyens virtuels en personnes engagées dans leur milieu? Ou devons-nous simplement l’admettre; l’intérêt pour l’implication sociale augmente naturellement avec l’âge?
…ils ne sont pas informés et inactifs dans la société! Peu connaissants, même. Ils ne s’intéressent pas aux enjeux et à l’actualité. Ils parlent mal et maganent leur français.
Ernesto Che Guevara a dit « un pueblo que no sabe leer ni escribir es un pueblo fácilmente manipulable », ce qui veut dire, dans mon livre à moi, qu’un peuple éduqué et savant est un peuple fort.
Les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain, ça on se le répète éperdument de la Chambre d’Assemblée jusque sur le Web. Mais est-ce vrai que les jeunes sont si mauvais citoyens, qu’ils sont peu connaissants en général, qu’ils ne s’intéressent pas à l’actualité et qu’ils sont désintéressés de leur langue?
Voyons cela.
Rappelons que plusieurs théories, dont celle qui sera défendue par Marie-Éva de Villers ce lundi à la radio de Radio-Canada à l’émission Ados-Radio dès 19 h 30, affirment qu’il est faux de croire que les jeunes maganent plus le français que leurs parents au même âge.
De plus, même si je sais qu’il est très troll de dire ça comme ça, je soutiens que je suis plus « citoyen actif » que 60 % des Québécois adultes. Rappelons notamment que le taux de participation aux dernières élections provinciales : 57,3 %.
Mon prof d’histoire, en début d’année, nous annonçait qu’on ferait un peu d’actualité à chaque début de cours. Cool. Mais comment il nous disait ça, c’était comme si personne dans la classe ne lisait le journal, comme si personne ne savait ce qui s’était passé dans les dernières semaines ailleurs que dans nos ptites vies à chacun. Personnellement je l’ai pris avec des sourcils froncés… car je sais pertinemment que comment ça a été dit ça ne reflète pas la réalité. Note : il est bien gentil quand-même, mon prof
En général, de toute façon, c’est toujours la même chose : ce n’est pas *tous* les individus de la génération de mon père qui aimait le rock, ce n’est pas *toutes* les personnes des années 1950 qui n’avaient jamais vu un ordinateur de leur vie, et c’est encore moins *tout* le monde dans la génération C qui fait partie du stéréotype énoncé dans le haut de cette note. Dire ça, et on sait que plusieurs le pensent vraiment, c’est de généraliser. Ce qu’il ne faut absolument pas faire, peu importe l’époque ou le lieux qu’on décrit.
Mais là reste à voir les connaissances. C’est ce que je propose de voir. J’ai interrogé quatre personnes d’un même milieu, la maison des jeunes de mon quartier. Deux jeunes, deux adultes.
La personne #1 est animatrice-intervenante et ne vie à Québec que depuis quelques mois. La personne #2 est une jeune de 15 ans. La personne #3 est stagiaire en travail social. La personne #4, finalement, a 14 ans.
Dans le monde, que ce soit aujourd’hui ou plus loin dans notre histoire, il y a des gens qui sont influents ou qui ont accompli de grandes choses. J’en ai identifié onze, vite comme ça, et j’ai demandé à ces quatre personnes de me dire qui ils étaient. Voyez les résultats :
Personne #1
Personne #2
Personne #3
Personne #4
Stephen Harper
oui!
oui!
oui!
oui!
Gérald Tremblay
non!
oui!
non!
oui!
Andrée Boucher
non!
oui!
oui!
oui!
Régis Labeaume
oui!
oui!
oui!
oui!
Jack Layton
oui!
oui!
non!
non!
Ban Ki-moon
non!
non!
non!
non!
Dmitri Medvedev
non!
non!
non!
non!
Dalaï-lama
non!
oui!
non!
non!
Harvey Milk
non!
oui!
non!
non!
Alexandre Mackenzie
non!
non!
non!
non!
Louis Riel
non!
oui!
non!
non!
SCORE (sur 11)
3
8
3
4
SCORE (sur 100)
27
73
27
36
On remarque une chose : les jeunes ont eu des meilleurs scores. Ces observation aurait très bien pu être différente, je crois, dépendamment si j’avais testé ma maisonnée ou des gens à l’école.
On remarque que juste la personne #2 a eu plus de 50 %. L’autre jeune, autant que les deux adultes, ont eu un gros flop. Hypothèse : une majorité de la société est peu informée et peu savante en général. Je crois en cette hypothèse. C’est con, hein? Mais oui, je suis déçu des Québécois et des Canadiens sur ce point.
Expliquez-moi en clair comment fonctionne le parlement. Le Québec fait-il constitutionnellement partie du Canada? Qui ont été les cinq derniers premiers-ministres du Québec? du Canada? Combien y a-t-il de personnes au Canada?… Celle là je peux accepter que certaines personnes ne puissent pas répondre, quoi que si c’est votre cas sachez que moi, à 15 ans, je sais ça.
Mais regardez bien ces deux vidéos. C’est l’humoriste Guy Nantel qui part dans les rues du Québec et qui interroge DU VRAI MONDE sans trucage aucun.
À pleurer. C’est sûr, que ça c’est l’extrême. C’est sûr qu’il en a coupé des bons au montage. Mais ces gens-là existent quand-même. Et si on recule les exigences juste un peu, en dessous de l’extrême présenté dans les vidéos, c’est là que le bassin se trouve. Le Québec, une société molle, politiquement endormie, peu informée, peu impliquée? Cela changera-t-il avec la Génération C? Est-ce que je fais complètement fausse route dans mon point de vue?