Identification

Archive pour la catégorie ‘éducation’

Lancement de quatre fascicules Web sur la génération C

22 septembre 2010 par Philippe Aubé

Il y a déjà près d’un an, le CEFRIO organisait un colloque et publiait un rapport concernant les défis qui attendent les organisations avec l’arrivée des jeunes de la génération C. Le CEFRIO a remarqué un vif intérêt de la part de ses partenaires et de ses membres à l’égard de ce sujet, comme en font foi les visites sur le blogue génération C, les téléchargements du rapport sur son site et les nombreuses demandes de conférences.

Pour aller plus loin sur le sujet, et pour répondre à la demande, le CEFRIO proposera à ses membres et partenaires une série de quatre fascicules thématiques sur la génération C. Le premier numéro, consacré au jeune consommateur, devrait paraître en décembre 2010. Suivront ensuite dans l’ordre, de janvier à mars 2011, les thématiques du jeune étudiant, du jeune travailleur et du jeune citoyen.

Chaque fascicule, d’environ 16 pages, résumera les résultats de l’enquête sur la génération C, en plus de présenter des cas de bonnes pratiques et de suggérer des conseils pour adapter ses pratiques afin de favoriser une meilleure relation avec les jeunes dans les contextes de l’éducation, de la consommation, du travail et de la participation citoyenne.

Vous pouvez rester informés des dates de parution sur le blogue du CEFRIO.

VN:F [1.8.1_1037]
Rating: 3.4/5 (5 votes cast)

Travaux scolaires : l’intégrité des « C » remise en question ?

2 juin 2010 par Isabelle Roy

En cette fin d’année scolaire et période de correction pour les professeurs, le spectre du manque d’intégrité des travaux refait surface. Depuis déjà plusieurs années, les enseignants québécois font face à un nouveau fléau; le plagiat électronique. Avec l’avènement des technologies de l’information, une foule de ressources informationnelles sont maintenant disponibles sur le Web et, malheureusement, l’information qui y est recueillie n’est pas toujours citée.

Le plagiat, c’est quoi ?

Plusieurs diront qu’ils le font pour s’inspirer, qu’un petit mot emprunté ici et là, ce n’est pas bien grave après tout. Et puis, les notes de bas de page, c’est compliqué pour rien, non ?

En bien oui, il semble que le plagiat soit plus que sous-estimé par nos « C ».

Dans le milieu scolaire, le plagiat c’est « présenter des phrases, des textes ou un travail empruntés à autrui sans mention des emprunts (citations, sources des citation, origines du travail), comme s’il s’agissait d’un travail personnel. Il y a aussi plagiat lorsque l’emprunt concerne des données, des tableaux, des graphiques, des images, etc. »

Les deux types de plagiat

Le plagiat électronique se manifeste sous deux formes : le copier-coller et l’achat de travaux scolaires.

La première forme est la plus courante. Considérant que plus de 91% des jeunes de la génération C ont recours à un ordinateur pour la réalisation de leurs travaux scolaires et que ces mêmes jeunes passent plus de 20 heures par semaine sur Internet, il est raisonnable de croire que l’utilisation des fonctions « copier » et « coller » est ainsi facilitée.

Par ailleurs, il n’est pas toujours clair pour les étudiants que la traduction d’un texte, ou l’insertion d’une image cueillie sur Internet constitue une violation des droits d’auteur.

D’autres étudiants, plutôt que « d’emprunter » au Web, se tournent vers l’achat de travaux clés en main sur Internet. Phénomène très répandu aux États-Unis et en France, il gagne du terrain au Québec.

En France, par exemple, une étude démontre que 78% des étudiants déclarent avoir recours au copier-coller, et que 15% confessent l’achat de travaux sur le net.

Effectivement, certains sites Web que nous ne nommerons pas vont même jusqu’à vendre des notes et des travaux longs par sujets. Dissertations, résumés, bibliographies, travaux personnalisés, tout y est, même les fautes pour écarter les soupçons ! Les prix varient mais sont suffisamment accessibles pour devenir une option plus qu’intéressante pour les élèves en mal d’inspiration.

Qu’est-ce qui incite les étudiants à plagier ?

Il est difficile d’expliquer avec certitude pourquoi les jeunes copient du Net. L’accessibilité à l’information semble en être un facteur déterminant. Difficile de résister à la tentation, particulièrement lorsqu’on sait que la majorité des tricheurs ne se font pas prendre! En effet, une enquête réalisée auprès de 300 étudiants français démontre que 95% des tricheurs ne se sont jamais fait prendre. De quoi vouloir récidiver !

Manque de temps ou d’inspiration, paresse, méconnaissance du sujet, facilité d’obtention de l’information, pression ou compétition, horaires trop chargés, les raisons qui motivent le plagiat sont aussi nombreuses que les sujets disponibles sur les sites « d’aide académique ».

Comment dissuader le plagiat?

Les intervenants du monde scolaire sont de plus sensibilisés à cette nouvelle réalité et passent maintenant en mode solution.

Nicole Perrault, animatrice du Réseau des répondants TIC de la Fédération des cégeps s’intéresse au sujet depuis quelques années et est devenue une référence incontournable dans le domaine du plagiat électronique. Elle propose des pistes de solutions intéressantes aux enseignants pour réduire le plagiat.

Elle recommande aux enseignants d’être plus spécifiques dans l’identification des sujets, d’utiliser des méthodes d’évaluation variées et de créer le doute au sein de la classe sur les capacités technologiques du professeur. Certaines institutions scolaires ont aussi recours au contrat de non-plagiat, élément dissuasif, surtout accompagné de l’identification de conséquences et sanctions en cas de fraude. En outre, madame Perrault prône également la formation des étudiants en méthodologie, car les personnes recevant une telle formation sont sensibilisées à l’éthique et moins susceptibles de plagier.

Qu’il soit intentionnel ou non, le plagiat demeure un acte répréhensible.
Très répandu au sein du monde scolaire, il gagne du terrain dans une foule de domaines car, détrompez-vous, le plagiat électronique n’appartient pas qu’aux « C ». De plus en plus de travailleurs, d’enseignants et même de chercheurs sont tentés d’aller se servir dans cette « mer d’information ».

Et vous…

  • Vous-êtes-vous déjà approprié du contenu Web en prétendant que c’était le vôtre ?
  • Avez-vous toujours cité vos sources lors de la réalisation de vos travaux scolaires ?
  • Avez-vous déjà remis la même copie de vos travaux scolaires à différents enseignants ?
  • Avez-vous déjà utilisé de l’information provenant de vos amis (travaux ou courriels) en prétendant en être l’auteur ?
  • Vous êtes-vous déjà fait prendre à tricher ?

Répondez-nous sous forme de commentaires.

VN:F [1.8.1_1037]
Rating: 5.0/5 (2 votes cast)

Prochaines conférences sur la génération C

27 mai 2010 par Philippe Aubé

Voici les prochaines conférences sur la génération C :

2 juin 2010, Colloque de l’ALAI Canada, Montréal. Pour s’inscrire : http://www.colloqueannuel.alai.ca/programme.html

3 juin 2010, Colloque de l’AQPC, Sherbrooke. Pour s’inscrire : http://www.aqpc.qc.ca/colloque

7 juin 2010, Cégep de Beauce-Appalaches. Conférence privée.

14 juin 2010, Association des collèges privés du Québec (ACPQ). Conférence privée.

VN:F [1.8.1_1037]
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

Le Kindle dans les écoles, pourquoi pas?

12 mai 2010 par Isabelle Roy

La technologie évolue de nos jours à un rythme étonnant et la génération qui semble en bénéficier le plus est vraisemblablement celle des 12 à 24 ans. Les « C » ont à leur disposition des outils dont nos parents et nos grands-parents n’auraient jamais cru l’existence possible. En résulte une fabuleuse transformation des pratiques, notamment dans le domaine de l’éducation.

Dans un récent billet, nous vous avons présenté l’outil de lecture numérique Kindle. Ce petit gadget semble avoir de grandes ambitions puisqu’il se lance maintenant à la conquête du monde de l’enseignement.

Prenons l’exemple des États-Unis. Depuis septembre dernier, la Californie – l’état américain leader en matière de technologies- a introduit le lecteur numérique Kindle dans ses écoles. Dans le cadre du « Digital Texbook Initiative », des milliers d’étudiants des cours de science et de mathématiques ont maintenant accès à des manuels numériques. Cette démarche prévoit dynamiser le contenu des cours et encourager la collaboration entre les écoles, tout en réduisant les coûts liés à l’éducation.

L’initiative du Gouverneur Schwarzeneger semble vouloir faire des petits puisque le Parti démocrate souhaite également équiper 400 000 élèves du Kindle dans le cadre d’un projet pilote qui pourrait ultimement s’étendre aux quelques 56 millions d’étudiants américains. Procurer à chaque étudiant cet outil de lecture est un projet plus qu’ambitieux!

Des avantages indéniables pour étudiants et professeurs
L’outil de lecture offre des possibilités qu’aucun manuel scolaire ne peut prétendre égaler. D’abord, son contenu peut facilement et régulièrement être mis à jour. Le gadget offre également la possibilité à l’enseignant d’en adapter le contenu selon les besoins et les intérêts de ses élèves. Il est possible d’insérer des questions, des exercices, des sujets de discussions, des pistes de réflexions. Cette dimension interactive de l’apprentissage est assurément cruciale puisque de nos jours, il devient de plus en plus difficile de capter et soutenir l’attention de nos jeunes.

Certains osent même croire qu’avec l’introduction du Kindle dans les sacs à dos des élèves, l’enseignement pourrait se poursuivre au-delà des heures de classes. La fascination qu’exercent les gadgets informatiques sur les jeunes pourrait effectivement donner raison à ce courant de pensée. N’est-il pas raisonnable de penser que les élèves préfèrent avoir un Kindle qu’un livre en main?

Pour le moment, bien qu’absolument fascinant, un outil semblable ne semble pas être sur le point d’être introduit dans notre système scolaire québécois, particulièrement en l’absence de disponibilité de contenu francophone. Mais tout nous permet de rêver. Il est à prévoir que d’ici peu, les acteurs de la Francophonie emboîteront le pas de cette avancée technologique favorable au milieu scolaire. Et au rythme où évolue la technologie, tout nous porte à croire que le futur n’est pas si loin….

Pour en savoir plus :

Digital texbook initiative
http://www.clrn.org/fdti/FDTI_Report.pdf

VN:F [1.8.1_1037]
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

Le Kindle, vous connaissez?

27 avril 2010 par Isabelle Roy

Kindle. Source : wikipedia

On entend souvent dire que les jeunes raffolent des nouveautés technologiques. Et pour cause! Dans un monde où les innovations abondent, ils sont souvent les premiers à s’intéresser aux nouvelles créations et à s’approprier les différents gadgets technos sur le marché. Depuis peu, les inconditionnels de la lecture ont à leur disposition un appareil qui entend révolutionner le monde du livre; le Kindle.

Le Kindle est un lecteur de livre électronique commercialisé par Amazon.com.  Créé par Jeff Bezos en 2007, le gadget électronique est disponible depuis 2009 dans une centaine de pays. L’appareil permet de se connecter à l’Internet pour télécharger du contenu (livres, journaux, magazines, etc.) via le site Web d’Amazon. 

Plus mince et léger qu’un livre traditionnel, l’appareil offre de nombreux avantages. D’abord, contrairement aux écrans LCD, l’écran à encre numérique assure un confort de lecture. Comme pour un livre, il permet de lire aisément en plein soleil et nécessite un éclairage en soirée. Le lecteur conserve donc ses réflexes de lecture habituels.

Un réseau gratuit, un dictionnaire intégré, des grandeurs de textes ajustables, un lecteur de PDF, 7 jours d’autonomie de batterie, des échantillons de livres gratuits et une large sélection de livres (500 000 environ) ne sont que quelques-unes des particularités de ce gadget moderne.

La facilité avec laquelle le consommateur peut garnir sa bibliothèque est par ailleurs assez surprenante. Un simple accès sans fil permet le téléchargement de milliers de documents, dont la plupart des ouvrages se téléchargent en à peine une minute! Avec une capacité de stockage de près de 1500 livres, il vous serait possible, avec votre Kindle, de vous déplacer avec votre entière bibliothèque, mais en transportant le poids d’un simple magazine. Vous pourrez donc dire adieu au sac à dos volumineux!

Et puis, il y a les économies. Les livres sont évidemment vendus moins cher, ce qui permet au lecteur d’épargner en moyenne 60% sur les prix en librairie. Par contre, ce dernier devra débourser près de 300$ pour l’acquisition de l’outil de lecture, et il lui sera impossible de revendre ses livres usagés!

Somme toute, il s’agit d’un appareil intéressant qui révolutionne la dynamique de lecture, tout en offrant de nombreuses possibilités d’usage. L’application dans le domaine de l’éducation  sera abordé dans notre prochain billet.
 
Connaissant l’attraction des jeunes pour les gadgets techno, le Kindle serait-il en voie de devenir le livre préféré de la génération C?

Pour de plus amples informations sur le Kindle :

http://www.amazon.com/kindle

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amazon_Kindle

VN:F [1.8.1_1037]
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)